1er janvier 1996

[New York] Mon souvenir le plus mémorable de ce voyage reste de rentrer transi de froid dans l’appartement tiède, sec et à demi obscur de mon père, me glisser dans le lit de la chambre d’amis et fermer les yeux chaque fois que je disposais de plus d’une heure de répit. Le froissement statique des draps. Les murs nus, réparés et réenduits, prêts à peindre. Mon seul lien avec le monde extérieur : l’antique répondeur Code-A-Phone (dont j’avais oublié le code), sa lumière verte m’accueillant chaque fois que je regagnais ma petite chambre, clignotant son message amical d’invitation à me réfugier du froid de la ville…

Je me reconnecte avec d’anciennes facettes de ma personnalité. Chaque lieu où vous séjournez vous façonne en érodant certaines parties de votre être jusqu’à les effacer. Pour les retrouver, il vous suffit de partir.

11 janvier 1996

Je me suis donné une semaine pour prendre ma décision au sujet de l’embauche de John Eaton.

Il est peut-être temps de commencer à lâcher prise. D’accepter que Smoking Car, sous sa forme originelle, a vécu. La société peut grandir ou mourir, mais elle ne sera plus jamais ce qu’elle fut.

Si j’embauche John, Robert commencera probablement à prendre ses distances affectives avec Smoking Car et avancera son départ pour Boston.

Il y a Robert, Netter, Nicki, Tomi, Patrick, Jon, Mark, Noel, Mitchell, Guido, Kevin, Dana, Juliana, Eugene, John, Anita, Chris, Graham, Charles, Matt, Randy, Greg, Amber, James, Dennis, Sean, Brian, Ken – la vache, ça en fait, du monde.

13 janvier 1996

Je rentre d’une nouvelle journée à Smoking Car. J’y ai laissé Mark, Noel, Mitchell et Eugene.

C’est déjà très chouette. Bientôt, ce sera un véritable jeu !

Je commence à me faire à l’idée d’un futur avec John Eaton.

24 janvier 1996

Jim Tso est venu ce matin nous présenter notre nouveau planning. Première partie de l’alpha pour le 3 février, bêta le 6 juin, validation en août, sortie en octobre. Je pense que c’est jouable. Et que nous devrions fixer notre bêta interne au 30 avril.

Hiro Fukami est resté toute la journée. Bonne réunion. Nous avons validé : 16 bits uniquement, exclusivité Windows 95, version sous-titrée japonaise en octobre, suivie d’une version doublée en décembre. Il est toujours aussi enthousiaste.

Nouveau titre : Orient Express : La Veille de la Guerre

Déjeuner avec John Eaton, Robert et Patrick. Dîner avec Tomi. Dernier verre avec Patrick. Demain, je dîne avec John et on décide si on va de l’avant.

Moi, je suis pour. Patrick est partant. Tomi aussi. Robert est le bienvenu, mais il part pour Boston. Patrick et Tomi pensent tous deux qu’il commet l’erreur de sa vie. Mark N. reste un point d’interrogation. Patrick m’a convaincu de lui laisser la porte ouverte.

« Tu es Othello, nous sommes tous des Iago », a dit Patrick, tout sourire.

1er février 1996

Ça se passe vraiment bien, là ; bien mieux que ce que j’aurais pu imaginer il y a seulement deux semaines.

Jan Putnam nous a rejoints pour la visite de Softbank. On leur a asséné le double coup de massue -1) peu de chances de pouvoir mettre la version PSX sous le sapin et 2) il nous faut davantage de fonds - sans que ça gâche l’ambiance du dîner chez Aqua, très agréable au demeurant.

John Eaton se débrouille très bien. C’est son premier jour officiel demain. On a vraiment bien fait de l’intégrer avec Jan et Softbank. Il nous a beaucoup aidés. Il se trouve que Hashimoto-san le connaissait de nom (il s’entend bien avec le patron de T&E Soft, qui lui a dit : « John Eaton est un bon gestionnaire pour nos bureaux aux États-Unis ; il a toute ma confiance ») et qu’il pense que John sera un atout pour Smoking Car. John n’a pas encore de titre officiel et on n’a pas encore bétonné ses conditions, mais ça viendra. Robert, Patrick, Mark et Tomi l’ont tous adopté. Dieu merci. C’était la bonne décision.

Demain, Hashimoto et Kaji nous rendent une dernière visite, accompagnés d’Irimajiri et de Toyota, les rois de chez Sega. Jan a dit que leur présence est un grand honneur : on les voit très rarement rendre visite à des développeurs.

Fameuse semaine.

12 février 1996

La météo s’est brusquement radoucie ce weekend. Après avoir passé des semaines enfermé au bureau, à me réfugier du froid et de la pluie, je vois soudain défiler des couleurs dans la rue, des filles, des épaules et des jambes découvertes partout !

Il a fait encore meilleur dimanche. Mais je suis quand même allé au bureau.

Je suis rincé. J’ai tellement hâte que ce jeu sorte. Le 30 avril - je m’y vois déjà.

Robert nous a fait un sale coup : il a donné à Jim Tso un CD foireux à la dernière minute, s’est envolé pour Boston en laissant tout en plan, n’a toujours pas donné de nouvelles.

Du stress en plus de tout le boulot encore à faire.

L’avenir de Smoking Car est de plus en plus radieux. Patrick et John Eaton y sont pour beaucoup.

J’ai envie de déplacer Smoking Car vers le sud, dans la zone industrielle de la ville. Ou dans un entrepôt ou une usine désaffectée de la zone côtière.

Je veux achever ce jeu, mais je ne peux pas le faire seul. Tout repose sur les épaules de Robert, Mark, Noel, Justin, Randy, Sean, Matt, Mark N., Dan, Gretchen, Chales, Kathleen, Nicole, Michael, Anita, Lawrence, Ian, Claudia, John P., Jerzy, Juliana, Dana, Chris, James, Patrick, Eugene, David, Kevin, Sandrine, Brian, Donald, Mitchell, Guido, Amber, Ken and Greg.

Ce n’est pas tant le temps que j’y consacrerai ou à quel point je serai concentré que le temps qu’ILS y consacreront et à quel point ILS seront concentrés… multiplié par 40.

C’est le moment de réapprendre à diriger.

18 février 1996

Nouvel An chinois. Les rues détrempées, les éclairs phosphorescents des feux d’artifice qui percent le brouillard de proche en proche, les lourds nuages bleu métal suspendus au-dessus de la ville… On dirait Blade Runner, vu du toit-terrasse. J’ai rompu avec Lisa ce matin.

« Six mois, jour pour jour, » elle a dit. « Tu étais conscient de ça ? Bien sûr que non ; tu es bien un mec. »

Tout est cyclique : une alternance de débuts et de fins. On se rapproche de la fin d’un cycle qui a débuté il y a trois ans : Express. Il est temps de se préparer pour la dernière ligne droite.

L’Année du Cochon était une année de stabilisation : gestation, consolidation, récupération, préparation. À présent, place aux grands changements pendant… l’Année du Rat !

5 mars 1996

Softbank nous a rendu visite hier. Après les politesses d’usage, ils nous ont présenté un document stipulant qu’ils nous verseraient une avance de 840.000 dollars, que nous nous sommes empressés de signer.

Nous avons également conclu un pacte suicidaire : si le jeu est un succès, Hashimoto-san s’engage à financer lui-même les réjouissances pour nous tous. Dans le cas contraire, nous devrons tous nous donner la mort. J’espère qu’il plaisantait.

John E. se débrouille à merveille. Pourvu qu’il reste.

Patrick et moi avons commencé à échanger des idées pour le titre suivant. Châteaux du XVIIIe siècle et autres fantaisies du même ordre.

Cuba a abattu deux avions privés, or le gouvernement américain maintient qu’ils évoluaient dans l’espace aérien international, donc les chances que Yoana obtienne un visa étudiant semblent s’être évaporées une fois pour toutes. On ne baisse pas les bras malgré tout.

20 mars 1996

J’ai reçu un chèque de royalties inattendu de 48.000 dollars pour Prince of Persia. GÉNIAL !

Je bosse 70 heures par semaine, comme d’habitude.

L’Europe me manque.

Les semaines de moins de 70 heures me manquent aussi.

Quand ce projet sera terminé, je ne saurai plus comment m’occuper.

23 mars 1996

John E. m’a proposé de devenir associés pour bâtir ensemble l’avenir de Smoking Car. J’y réfléchis…

Mais qu’est-ce que je veux, au fond ?

Par exemple, si je pouvais avoir tout ce que je voulais ?

  • Des vacances, une fois Express sorti : voyager, récupérer, donner à mes batteries créatives le temps de se recharger
  • Du temps pour développer le concept du prochain projet tranquillement, sans pression excessive pour le lancer à la hâte, ni pour l’orienter dans telle ou telle direction
  • Le choix, lorsque le projet débutera, de m’y jeter à corps perdu, à raison de soixante heures hebdomadaires passionnées en tant que scénariste-réalisateur-auteur-despote, comme pour Express ; ou d’assumer un rôle plus restreint : créateur principal, producteur exécutif, mentor, ou que sais-je encore
  • Récupérer mon million de dollars investi dans Express
  • Que Smoking Car continue d’exister en tant que plateforme me permettant de réaliser les projets que je souhaite, quand je le souhaite… Mais sans m’enfermer dans une routine éreintante de soixante heures par semaine, où la moindre de mes absences ferait vaciller l’édifice

Liberté… Pouvoir… Sans cas de conscience.

Fastoche, pas vrai ?

24 mars 1996

J’ai demandé conseil à mon père au sujet de la proposition de John E. Sa réaction m’a surpris : il a vu rouge. « Rien n’est plus précieux que le contrôle », a-t-il déclaré. « Partager le pouvoir décisionnel serait la plus grave erreur que tu puisses commettre. Un manager comme John Eaton, aussi compétent soit-il, ne saurait prétendre à une parité totale de pouvoir. »

25 mars 1996

Hier soir, Sandrine m’a appelé et m’a invité à manger un steak. Elle voudrait que je rentre en France, que je trouve une gentille compagne et que j’aie un enfant en même temps qu’ils auront leur second, afin qu’ils grandissent ensemble.

31 mars 1996

CGDC. Quatre mille personnes au centre de conférences de Santa Clara. Mark et Nicole ont offert à Express sa première présentation publique. Ils s’en sont plutôt bien sortis. Je dirais que le public était intrigué.

Le reste du salon était globalement déprimant : des jeux de combat, de la capture de mouvement en 3D, des clones de Doom, des simulateurs de vol. Chris Crawford a donné une conférence sur l’IA. Table ronde sur la création de The 11th Hour : les séquences vidéo ressemblaient à un mauvais film d’étudiant, et ils se rengorgeaient de ce que ça tourne à 30 images/seconde au lieu de 15, du genre « regardez, on dirait la télé ! »

Express est des années-lumière devant tout ce que j’ai vu aujourd’hui, même s’il se plante.

Ce soir, j’ai loué Bleu de Kieslowski. Se peut-il vraiment qu’il soit mort à cinquante-cinq ans ?

Pourquoi est-ce que je fais tout ça ? Qu’est-ce que je fous ici ?

9 avril 1996

J’ai revu Les Sept Samouraïs. Mon film préféré. J’ai eu l’impression étrange que ça parlait de Smoking Car.

Je suis cloué au lit par la grippe. Chaque muscle me fait souffrir.

Je ne peux pas être malade. Demain, je dois aller au bureau, ne fût-ce qu’une demi-journée. Vous pensez une seule seconde que Kambei ou Gorobei se seraient débinés, eux ?

J’ai parlé à Eileen du pacte suicidaire conclu avec Hashimoto-san. Elle est d’avis qu’il ne plaisantait pas.

20 avril 1996

Le travail avance. Nous sommes tous à bout de forces, tendus, nerveux — surtout Patrick, qui travaille les week-ends, dopé au cocktail caféine-nicotine, et dont les traits se creusent un peu plus chaque jour. Mais pas la peine de lui demander de lever le pied : il veut tenir son planning, coûte que coûte.

Robert et les programmeurs, en revanche, semblent se la couler douce ; mais seulement si on les compare à Patrick et à moi.

Vox Record IV approche à grands pas. Faut que j’écrive ces dialogues.

Tomi et Doug ont organisé une fête avec une chasse au trésor pour toute l’équipe de Smoking Car.

24 avril 1996

Des journées de douze, quatorze heures. On se prépare pour Vox Record IV. Soixante pages de dialogues écrites en trois jours. Le cirque infernal du casting et de la production.

Tomi est à l’hôpital. C’est son anniversaire.

1er mai 1996

Première journée d’enregistrement de dialogues. Abbot, Sophie et Rebecca. Deux ans depuis la première session. DEUX ANS ! La vache.

Franny, Mark et Jordan chez Poolside : une machine bien huilée. On a déjà fait ça ensemble, donc pas de panique ; on bosse, point. Pour autant, après sept heures dans le studio, je n’en suis pas moins claqué.

Ce projet a duré un an de trop.

La canicule s’est installée.

2 mai 1996

Nouvelle journée d’enregistrement de voix chez Poolside : Sophie, Rebecca, Conducteur 1, Chef de train. Puis retour à Smoking Car pour quelques heures de boulot en prime.

Si ça prend quatre jours pour enregistrer tout ça, je devrais pouvoir boucler le montage en une semaine, non ?

Chez Softbank, on s’inquiète pour son investissement.

Je suis moi-même en train de craquer, et on voudrait que j’en préserve les autres…

On reprend à 9h30 demain. Ma voiture refuse de démarrer, donc Mark et Franny passent à nouveau me prendre.

Tomi est toujours à l’hôpital.

6 mai 1996

La Bêta arrive à toute allure. Un rendez-vous avec la réalité. Serons-nous dans les temps pour Noël ? On sera bientôt fixé.

Le moment est venu de nous séparer de Charles.

10 mai 1996

La pression est palpable. On est censé passer au stade Bêta dans trois semaines. Hier soir, on était 20 au bureau pour la pizza de 22h. C’était très sympa.

Montage des dialogues, rendus 3D, scènes cinématiques, réunions, TEDIT. On grave 3 CD ce soir.

Mardi, on a enregistré cinq femmes arabes et quatre serveurs français. Comme c’était la dernière « production » du projet, j’ai dû, une fois le boulot terminé, aller boire un pot et danser avec Dave, Christophe, Mark, Franny et Andrea jusqu’à deux heures du matin.

Je suis éreinté. Je ne sais pas ce qu’on va faire si on loupe Noël. Je n’ai pas l’énergie pour continuer trois mois de plus, même si on avait les fonds pour le faire (ce qui n’est pas le cas).

16 mai 1996

Dîner avec Patrick, Sandrine, David King et sa colocataire Jennifer dans un nouveau restaurant dans Columbus. C’était un coup monté de A à Z. Sandrine n’avait pas voulu me dire qui serait là et, bien sûr, elle avait tout organisé. Jennifer m’a reconduit après avoir redéposé David au bureau. On se revoit samedi.

Elle est australienne, figurez-vous. Elle étudie la géologie tout en travaillant chez Green Apple Books.

19 mai 1996

On est allé à la Miss Pearl’s Jam House et au Bitter End. Elle est adorable. Elle n’a que 25 ans. Elle fume des Camel.

J’ai passé la journée au bureau, à monter des dialogues et à essayer de tester le jeu. Frustrant. Il y a encore tellement à faire. Pas de Mark, ni de Noel, ni de Robert ce weekend. On ne sera jamais prêt pour Noël. Vu l’état du jeu, on se croirait à deux mois de la Bêta. Deux mois trop tard.

Alors pourquoi est-ce que je me sens si heureux, malgré tout ?

20 mai 1996

Le L.A. Times a placé Express en tête de liste dans leur article sur les meilleurs jeux du Salon. Notre première mention dans la presse ! Ils ont aussi écrit qu’il sera disponible « en début d’année prochaine. »

Journée très frustrante au bureau.

22 mai 1996

Éric Chahi et toute l’équipe d’Amazing Studios sont passés au bureau à 23h pour voir le jeu. Matt était en train de rafistoler le serveur, donc on a eu du mal à faire une démo. Patrick et David K. y ont assisté.

J’apprends toujours quelque chose de nouveau en faisant une démo du jeu. Compliqué, cette fois-ci. Pour que le jeu fonctionne, il faut que tout s’enchaîne, tout doit être fluide. Là, c’est juste injouable. On ne parle pas de deux semaines, ici, ou même d’un mois. Il reste vraiment une tonne de boulot.

Au dîner, j’ai dit franchement à John et à Robert où je pensais qu’en étaient vraiment les choses :

Ressources du jeu au stade Bêta : 30 juin

Bêta proprement dite : 30 juillet

Approbation de sortie : 30 octobre

Si mon intuition est exacte, alors il va nous manquer, je dirais, 350.000 dollars.

Éric m’a conseillé de faire en sorte que le jeu accroche le joueur dès le début. Rien ne doit briser le charme avant qu’il soit complètement scotché. Je savais ça, bien sûr, mais ça m’a fait du bien de me l’entendre dire. Les gens vont accrocher ou non dans les cinq premières minutes ; la plupart ne vont pas attendre de voir si l’histoire et les personnages en valent la peine.

Patrick, David et moi avons encore traîné dehors après le départ des gars d’Amazing et on a débriefé la démo : qu’est-ce qui va ou ne va pas dans la façon dont on avance, etc. Patrick dit que les rendus seront prêts pour le 6 juin.

Il faut juste qu’on termine ce jeu. Il le faut.

Je sors avec Jennifer vendredi soir. J’ai des papillons dans le ventre chaque fois que je pense à elle. N’est-ce pas un peu puéril ?

9 juin 1996

Jeudi, on a fait une démo du jeu à Hugh M., de chez 3DO. Ça s’est bien passé. Qui sait, on pourrait peut-être soutirer une rallonge de budget à Matsushita pour une version M2 ? Je n’y crois pas trop.

Jennifer m’a dit : « J’adore être avec toi, mais je pense qu’on devrait éviter de se voir trop souvent. Autrement, tu comprends, on pourrait vite devenir… »

« Un vrai couple », ai-je répondu.

« Oui, c’est exactement ça. J’ai mes études, mon travail, ça fait déjà beaucoup de choses à gérer, alors une grande histoire d’amour en plus, ce serait… »

« Une diversion que tu ne peux pas te permettre. Je sais. Je suis dans la même situation. Ne t’en fais pas ».

10 juin 1996

John a improvisé une réunion ce matin pour nous parler de réduction d’effectifs et pour rappeler à chacun l’importance de savoir se séparer des gens au bon moment. Indigné, Patrick a claqué la porte. Il aura fallu un nouveau pétage de plombs plus tard dans la journée, puis un tour du bloc pour qu’il se calme un peu. On a repris la réunion à seize heures et, cette fois, il s’est comporté correctement.

Pfiou… ce n’est vraiment pas une sinécure.

Message de Jennifer : « Bon, on a un problème. Je ne peux pas m’empêcher de penser à toi tout le temps, au travail. »

Un nouvel extrait des carnets de Jordan « Il y a 30 ans cette semaine » sera publié ici mercredi prochain. Merci de votre visite !

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